Nos origines

Nos origines remontent à la conversion de deux frères juifs, Théodore et Alphonse Ratisbonne. Celle de Théodore fut l’aboutissement d’une longue recherche, au contact de chrétiens engagés ; celle d’Alphonse, par contre, fut instantanée, comme conséquence d’une expérience religieuse, le 20 janvier 1842. Cette expérience religieuse, une vision de la Vierge Marie dans l’Église Saint André delle Fratte à Rome, fut interprétée par les deux frères comme signe de la volonté de Dieu pour développer une oeuvre de l’Église auprès des Juifs.

Après avoir consulté les autorités de Rome, le 14 décembre 1852, le P. Théodore a reçu l’encouragement du Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagation de la Foi pour fonder une Société de Prêtres. Le 21 juin 1855, celle-ci fut fondée avec le nom de Société des Prêtres Missionnaires de Notre Dame de Sion et ses règles constitutives officiellement approuvées par Marie-Dominique Auguste Sibour, l’Archevêque de Paris.

Au début, il s’agissait d’une société de Prêtres, vivant en communauté et se dédiant à différents ministères, surtout dans les maisons des Religieuses de Notre Dame de Sion, déjà fondées par le Père Théodore et s’occupant de l’apostolat auprès des Juifs. Cependant, l’intention première, toujours exprimée par le fondateur de la Société, était d’en faire un vrai institut religieux et sacerdotal, dans lequel la vie contemplative et la vie active seraient une seule réalité. Les efforts constants et persévérants du Père Théodore n’aboutirent pas de son vivant. Cependant, après sa mort, le 10 janvier 1884, ses successeurs se convainquirent de la nécessité de transformer la société en congrégation religieuse, ce qui fut fait le 27 juillet 1893 avec l’approbation officielle du nouvel institut et de ses règles constitutives par le Cardinal Richard, l’archevêque de Paris.

A Jérusalem, avec les Fondateurs des Religieuses et Religieux de Notre Dame de Sion

Dès le 21 février 1842, juste après « l’évènement de Rome », l’apparition de la Vierge Marie à Alphonse Ratisbonne, et la demande de ce dernier à être baptisé, son frère Le Père Théodore, prêtre à Paris, écrivait à Sophie Stoulhen, jeune veuve, « sa chère fille en Jésus-Christ », qu’il accompagnait spirituellement :

Les lettres que je reçois de Rome sont admirables ; je vous en enverrai les copies par la prochaine occasion ; il s’est passé là des choses qui seront publiées avec la sanction de l’Eglise. Elles sont trop sublimes pour qu’on puisse en parler légèrement [...] Il est à peu près décidé que je partirai pour Rome immédiatement après Pâques ; mon frère est entré dans un couvent où il m’attend ; nous irons probablement ensemble à Jérusalem, pour rendre nos actions de grâces sur le tombeau de notre Sauveur . On m’accordera quelques mois de congé, et je ne reprendrai mes fonctions qu’après avoir revu notre chère cathédrale de Strasbourg. [...]

En fait, ce projet ne pourra se réaliser tel que le Père Théodore l’avait envisagé. Mais l’un et l’autre se rendront à Jérusalem : Le Père Marie-Alphonse dès 1855 pour y fonder des maisons, communautés apostoliques de Sœurs et de Pères de Notre-Dame de Sion. Le Père Théodore, en 1858 pour un unique voyage.

Dans les archives des Père de Sion à Paris sont conservées une partie du courrier du Père Marie, daté de 1855 à 1884, les quatre lettres du voyage du Père Théodore ainsi que des photos d’époque.

Voici, tout au long des mois à venir, grâce à l’aide de Sr Isabelle Denis, nds, une série extraits de ces lettres sur les voyages des deux frères Ratisbonne en Israël à commencer par la recherche du « lieu saint de Jérusalem » tant désiré par le Père Marie, qui s’est concrétisé par l’achat des ruines de l’Ecce Homo, début d’une grande aventure, avec les premières fondations, qui se poursuit toujours aujourd’hui !

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